Sommet des Chefs d’Etats de la CEDEAO à Niamey, le Mali reçoit un ultimatum d’une semaine

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57è sommet des chefs d'états de la BCEAO



Hier 7 septembre, à Niamey au Niger, les Etats de l’Afrique de l’Ouest étaient à leur 57è rencontre ordinaire. A ce sommet, la situation au Mali bien évidemment est abordée. La CEDEAO n’est pas revenue sur ses sanctions appliquées contre le pays. Mais au contraire, la CEDEAO donne le coup de massue en donnant un ultimatum à la junte. Afin de parvenir à un rétablissement rapide de toutes les institutions. La junte a jusqu’au 15 septembre prochain pour trouver un président civil et un premier ministre civil. Ce sommet de la CEDEAO présidé par le chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou, s’est terminé en fin de journée.

Le temps des coups d’Etat est révolu 

Le sort du Mali est connu. Les Chefs d’Etats de l’Afrique de l’Ouest, à leur sommet ont décidé à l’unanimité de maintenir les sanctions. Le Mali devra encore se maintenir dans sa situation : fermeture des frontières et embargo sur les échanges financiers et commerciaux.

” Le temps des coups d’Etats dans l’espace de la CEDEAO est révolu “, dit-on à Niamey. Mahamadou Issoufou, président en exercice de ladite organisation demande ” un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques “. A cet effet, elle donne jusqu’au 15 septembre à la junte pour désigner un président et son premier ministre. Qui doivent être des civils avec un an de transition, a-t-elle précisé dans un communiqué à l’issue de la rencontre.





La CEDEAO soutenue par les institutions internationales

Néanmoins les mesures prises par la junte au cours de la semaine écoulée sont appréciées par la l’organisme. Mais le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) devra faire plus. S’il ne veut pas conduire son pays au fond du gouffre.

Selon le ministre des Affaires étrangères, Kalla Ankourao, notifié sur Rfi, au-delà de l’ultimatum plusieurs institutions internationales risquent de quitter. L’envoyé spécial des Nations unies, Ibn Chambas, a déclaré que l’ONU  soutenait les efforts de la CEDEAO pour la stabilité. Et que la Minusma, la force onusienne apporte son soutien au médiateur dans la crise malienne, Goodluck Jonathan, annonça Rfi.

La CEDEAO a donc joué sa partition. La balle est à présent dans le camp de la junte. Le conseil national pour le salut du peuple, parviendra-t-il à trouver le salut au peuple ?

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