Sidiki Diabaté, libéré provisoirement, sous caution

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Après trois mois de détention, Sidiki Diabaté a été libéré ce mardi. Il a obtenu cette libération provisoire après avoir payé une caution de 15 millions de francs CFA.

Sidiki Diabaté libéré sous caution

L’artiste chanteur malien ne fêtera pas le nouvel an en prison. Il était détenu depuis le 21 septembre dernier à Bamako au Mali; pour des faits présumés de coups et séquestration sur son ex-compagne Mariam Mamassita Sow. L’artiste a été provisoirement libéré sous caution ce mardi 29 décembre 2020, a indiqué son manager et une Association de lutte contre les violences faites aux femmes.



« Toutes les démarches ont été faites, nous avons eu la liberté provisoire pour Sidiki Diabaté »; a déclaré son manager, Aly Traoré, dit « Castro », en précisant qu’elle avait été obtenue contre le versement d’une caution.

« Après trois mois de détention préventive; nos avocats nous ont informés que Sidiki Diabaté a payé une caution de 15 millions de francs CFA (près de 23 000 euros) pour avoir la liberté provisoire »; a déclaré Balla Mariko, membre de l’Alliance contre les violences basées sur le genre.

« Notre lutte contre les violences basées sur le genre continue, nous faisions confiance à la justice; nous ne sommes pas opposés à cette demande de liberté provisoire », a-t-il ajouté.

Les conséquences de cette affaire pour Sidiki Diabaté

Le célèbre joueur de kora malien a payé cher dans cette affaire dans laquelle il est mis en cause. Sa maison de production Universal Music Africa, filiale du groupe Vivendi, avait annoncé dans un communiqué le 23 septembre suspendre sa collaboration avec lui.





De plus, Sidiki Diabaté avait été retiré des sélections des éditions 2020 des Afrimma Awards (Etats-Unis) et du Prix des musiques urbaines et du Coupé-Décalé (Primud), en Côte d’Ivoire.

L’affaire Diabaté divise l’opinion au Mali

La libération provisoire de Sidiki Diabaté fait couler beaucoup d’encre et de salive au Mali.
Les associations féministes saluent une libération de la parole, tandis que les partisans de l’artiste dénoncent un règlement de comptes. Quelques centaines de personnes, essentiellement des femmes, avaient défilé fin septembre à l’appel d’associations; exiger une législation spécifique et la fin de « l’impunité » pour les auteurs de violences envers les femmes.

Par ailleurs, la libération même sous caution de l’artiste a réjoui ses fans et ses confrères musiciens.

>>Lire aussi : L’opposant malien Soumaïla Cissé est décédé du Covid-19

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