Présidentielle en Tanzanie : Freeman Mbowe, arrêté par la police

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Le chef du parti Chadema, arrêté

En Tanzanie, les élections ont eu lieu simultanément et dans l’État semi-autonome du pays de Zanzibar. Parmi les candidats tanzaniens figurent, le président John Magufuli qui brigue son second mandat. En face, se trouve son principal challenger, Tundi Lissu. Pendant que l’opposition contestant les résultats après vote, et organise les manifestations le chef du principal parti d’opposition, Freeman Mbowe, est arrêté.



 Arrestation du chef de l’opposition Freeman Mbowe

En Tanzanie, les résultats des élections renvoient le président John Magufuli au pouvoir avec 84% des voix. Un résultat vivement contesté par l’opposition, qui invite les autres pays à faire de même. « Les résultats ne devraient être reconnus par aucun pays dans le monde. Ne devraient pas être reconnus par l’Union Africaine et le commonwealth », a déclaré Lissu à Reuters.





Lissu a déclaré que les représentants de son parti avaient été empêchés d’entrer dans les bureaux de vote. Et que des bulletins de vote bourrés avaient été forcés dans les urnes. « C’était une moquerie des élections, une moquerie de la démocratie, dit-il. Nous n’acceptons rien de ce qui a été fait, ni aucun résultat », a-t-il déclaré aux journalistes.

A Zanzibar, Zitto Kabwe, chef du parti ACT-Wazalendo, a déclaré qu’un de ses collègues avait été battu. Gravement battu par les forces de sécurité, il se trouve à l’hôpital. D’autres ont été arrêtés après l’appel à des manifestations.

« La détention de dirigeants de l’opposition n’est pas l’acte d’un gouvernement confiant dans sa victoire électorale… »

Face à tous ces accusations, la commission électorale a nié les allégations de faux bulletins de vote. En affirmant qu’elles n’étaient ni officielles ni fondées.

Quant à la Grande Bretagne, elle s’est dite ‘‘troublée par les informations faisant état de violences. Et de mesures policières sévères lors des élections’’. Du côté des Etats-Unis, ils sont préoccupés par les informations faisant état d’une ‘‘ingérence systémique dans le processus démocratique’’.

Donald Wright, l’ambassadeur américain en Tanzanie, déclare : « la détention de dirigeants de l’opposition n’est pas l’acte d’un gouvernement confiant dans sa victoire électorale » Puis il ajoute, « Maalim Seif et ses collègues devraient être libérés immédiatement ».

>>Lire aussi : Présidentielle en Tanzanie : L’opposition rejette les résultats

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