Niger : Attaque contre des humanitaires, le Niger en zone rouge

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Suite à l'attaque des humanistes, le Niger passe en zone rouge



La couleur de la carte du Niger figurant dans les conseils du Quai d’Orsay aux voyageurs a été revue. Tout le pays passe en rouge, c’est-à-dire fortement déconseillé. Incidence de l’attaque contre les humanitaires français au Niger. Seule la capitale Niamey reste orange. Ce qui signifie, déconseillée sauf raison impérative.  

Niger, le pays au risque le plus élevé du Sahel

Le Quai d’Orsay met désormais le Niger entièrement en rouge. Ce qui n’est pas le cas de ses voisins du Mali et du Burkina Faso. Il apparaît donc comme le pays le plus à risque du Sahel.

Concrètement, les régions de Tahoua, Zinder, et Maradi se retrouvent aujourd’hui fortement déconseillées. Il en est de même pour la ville d’Agadez. Mais pourquoi le pays devient-il impraticable du jour au lendemain ? Quel lien géographique entre Kouré où l’attaque a eu lieu et Zinder ? Telles sont les interrogations de plusieurs français qui travaillent en lien étroit avec le Niger.

Plusieurs spécialistes du Sahel n’ont pas manqué de commenter cette décision du Ministère des Affaires Etrangères. Vaudrait mieux prendre des dispositions préventives face à l’insécurité grandissante, plutôt que de fermer le pays de manière radicale. Un autre ajoute : ” Mettre du rouge sonne comme une victoire symbolique pour les djihadistes “. ” Ce sont les paradoxes du principe de précaution, explique-t-on dans les coulisses du Quai d’Orsay. On se ferme à certaines zones pour réduire le risque global. “



Ce principe de précaution aura inévitablement d’impact sur l’accès des humanitaires à certaines zones. De même que sur les déplacements au Niger, des français universitaires ou opérateurs. Pour l’heure, les autorités nigériennes n’ont encore pas à réagir à ce classement en zone rouge de leur pays. 

Deux humanitaires échappent à leurs ravisseurs …

Dix humanitaires de l’ONG API, partenaire du PAM enlevés le 24 juin dernier. C’était dans le village de Bossey Bangou non loin du Burkina Faso. Le mercredi 12 août, deux des dix se sont échappés des mains de leurs ravisseurs.

Information confirmée par la préfecture de Torodi. Ils sont à présent en sécurité dans une base de l’armée à Boni.



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