Gabon : Léandre Nzué, maire de Libreville en prison

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Le maire de Libreville arrêté

A la tête de la mairie de la capitale gabonaise depuis 19 mois, Léandre Nzué, est incarcéré mardi 15 septembre. D’après le procureur Patrick-André Roponat, le maire est inculpé pour détournement de fonds publics, blanchiment de capitaux et autres. Au vue des charges qui pèse contre Léandre Nzué, il risque une lourde peine de prison.



Léandre Nzué et ses collaborateurs déférés au parquet

Hier, le maire de Libreville, Léandre Nzué, fut transporté du palais de la justice en direction de la prison centrale. Suite à une enquête menée par la direction de la contre-ingérence Léandre Nzué a été déféré au parquet. Y compris certains de ses collaborateurs.



Depuis le vendredi 11 septembre, Léandre Nzué était en garde à vue dans les locaux de la B2. Encore appelée la Direction générale des contre-ingérences et de la sécurité militaire. Le procureur de la République, Patrick André Roponat, a déclaré : « une information a été ouverte contre monsieur le maire. Le chargé d’études près de l’inspecteur général des municipalités de la commune de Libreville pour des faits d’association de malfaiteurs. »

Il poursuit avec la longue liste d’accusation qui pèse contre eux, des faits de « détournement de deniers publics. Blanchiment de capitaux, extorsion de fonds, concussion, corruption passive, chantage, faux, usage de faux et complicité de faux, tour à tour ». Le procureur notifie qu’ils sont sous mandat à l’exception du monsieur le chargé d’études qui a été laissé en liberté provisoire.



L’avocat du maire dans le regret

Pour clore ses propos, le procureur affirme que trois parmi les six déférés ont été mis hors de cause. Et ceci pour défaut de charges, quant à l’état de santé du maire, il fera objet d’une attention toute particulière.



Certains parents du maire, présents ont versé des larmes. De son côté, l’avocat du maire, Léandre Nzué, est triste. Il a déclaré : « Je regrette vivement. C’est comme si je n’avais pas fait mon travail. Mais les gens doivent comprendre qu’au niveau du juge d’instruction, on écoute, on ne défend pas ».

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