Gabon : la Première Ministre Ossouka Raponda fait face à un missile de Laurence Ndong

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Laurence Ndong rabroue la première ministre

Après la présentation de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale, Ossouka Raponda fait face à une question. Celle des prisonniers politiques soulevée par les députés. Mais Ossouka Raponda nie sur le fait qu’ils existent des prisonniers politiques au Gabon. Face à cela, l’activiste gabonaise Laurence Ndong rabroue la première ministre. Puis en énumérant les différents prisonniers politiques connus de tous, elle finit par demander leur libération sans conditions.



« Il n’existe pas de prisonniers de droit politique au Gabon » dit Ossouka Raponda

Rose Christiane Ossouka Raponda, économiste de 56 ans, est la première femme Première ministre du Gabon. Nommée en juillet passé, elle avait été auparavant ministre du Budget et de la Défense. Son discours de politique générale présenté a permis aux députés de soulever la question des prisonniers politiques.

Le député du 1 er arrondissement de Lambaré, Séraphin Davain Akouré a demandé à ce que les prisonniers politiques soient libérés. Mais d’après la première ministre, Christiane Ossouka Raponda, «il n’existe pas de prisonniers de droit politique au Gabon. Il existe des prisonniers de droit commun ».





C’est alors face à cette réponse de la première ministre que l’activiste gabonaise Laurence Ndong s’est prononcée. Pour cette dernière, il existe bel et bien des prisonniers politiques au Gabon.

Emprisonnement politique, pratique commune du régime…

Laurence Ndong est membre de la campagne internationale « Tournons la page » et présidente de l’association « Veuvage-Droits-Accompagnement et Perspectives ». L’activiste accuse l’actuel chef du gouvernement d’avoir nier l’existence des prisonniers politiques. Dans un direct elle a lancé : « n’en déplaise à Madame Ossouka Raponda… Je vais affirmer avec force et vigueur qu’il y a bel et bien des prisonniers politiques au Gabon. »

Pour elle, les emprisonnements politiques sont bien effectifs en République gabonaise et c’est une pratique commune du régime en place. En plus, elle a donné des noms de ceux qui sont connus de notoriété publique comme des prisonniers politiques.

Ballack Obame, Gerald Ayaya, Merlin Ella et bien d’autres qui sont détenus pour les opinions politiques. Et pour finir elle demande la libération de ces derniers. « Nous exigeons leur libération sans condition », a-t-elle retorqué.

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