Désaccord franco-Malien : La France s’oppose à l’idée du premier ministre

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La France s'oppose à l'idée de mener des négociations avec les rebelles

Au Mali, les dirigeants procèdent autrement face à la menace des rebelles islamistes qui prend de plus en plus d’ampleur. En effet, le premier ministre malien par intérim, Moctar Ouane compte mener des discussions avec les rebelles. Afin d’honorer les engagements prisent lors des pourparlers nationaux et également avoir contrôle des vastes zones du pays rendu ingouvernable. Cependant, un désaccord franco-malien est menée par le Premier Ministre français.



un désaccord franco-malien qui s’ouvre aux négociations

Ce lundi, le premier ministre par intérim, Moctar Ouane déclare être ouvert à des discussions avec des rebelles islamistes. Afin d’honorer les engagements prisent lors des pourparlers nationaux et également d’avoir contrôle des vastes zones du pays rendu ingouvernable.

En effet, c’était une décision non tenue par l’ancien président Ibrahim Boubacar Keïta. Le président renversé par le putsch du 18 août passé, avait fait cette déclaré plus tôt cette année. Ibrahim Boubacar Keïta disait que son gouvernement était prêt à négocier avec les rebelles liés à Al-Quaïda. C’est au cours des pourparlers nationaux qui ont suivi le coup d’État que cette stratégie a été confirmée. Cependant, très peu de détails ont été donnés sur les compromis qui pourraient être faits lors des discussions.





       Accord de paix de 2015 non signé, la France s’oppose

Ouane fait part de cette idée des négociations au ministre français, Jean-Yves Le Drian, qui est en visite pour deux jours à Bamako. Au cours d’une conférence de presse, Moctar Ouane déclare : « les conclusions des pourparlers nationaux (…) ont très clairement indiqué la nécessité d’une offre de dialogue à ces groupes armés. »

Puis il rajoute, « nous devons y voir une opportunité d’engager des discussions de grande envergure avec les communautés. Afin de redéfinir les contours d’une nouvelle gouvernance dans les zones concernées ». Mais Jean-Yves Le Drian a indiqué son opposition aux négociations.



Tout en rappelant que les groupes islamistes n’avaient pas signé l’accord de paix de 2015. Cet accord qui est une base pour le rétablissement de la paix dans le nord du Mali. « Disons les choses clairement, il y a des accords de paix (…). Et puis il y a des groupes terroristes qui n’ont pas signé les accords de paix. Les choses sont simples, » a-t-il déclaré.

Pour Le Drian, tant que les rebelles n’ont pas signé l’accord de paix de 2015, il ne doit pas y avoir de négociations. La France déploie plus de 5 000 soldats dans la région du Sahel pour lutter contre les djihadistes.

>>Lire aussi : Nana Akufo-Addo, président en exercice de la CEDEOAO au Mali

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