Cameroun : Des opposants arrêtés, l’opposition dénonce l’intimidation

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Des arrestations au Cameroun

Au Cameroun, le mouvement des manifestations demandant le départ du président Paul Biya  a conduit aux arrêts plus manifestations. Ce rassemblement organisé par le parti Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) était prévu pour être sans violence. Mais une fois sur les lieux la situation a dérapé entraînant de nombreux arrêts. Le parti à présent proteste et dénonce l’intimidation qu’effectue le gouvernement.



Enlevés pour une destination inconnue

 Exaspérer l’opposition a entrepris cette semaine une marche pour demander le départ du président Paul Biya. Une initiative entreprise par le parti MRC de l’opposant Maurice Kamto. Les manifestants ayant débutée sereinement leur marche ont fini pas être dispersé à coup de gaz lacrymogènes. Ainsi que des canons à eau par l’armée assistée par une quantité importante de policiers.

Bon nombre de participants ont été arrêtés, y compris des journalistes qui ont été violenté et mise en prison. Le trésorier du MRC ainsi que son porte-parole ont été arrêté. Face à cette situation, le parti d’opposition dénonce la pression d’intimidation dont fait usage le gouvernement.

Selon Wilfried Ekanga, l’un des conseillers de Maurice Kamto, ces intimidations ont débuté même avant les manifestations, notifié sur Rfi. Ekanga déclare que le nombre d’enlèvement ne peut être compté car « il y en a qui ont été enlevés avant les manifestations… ». D’après la même source, ils ont été conduits vers une destination inconnue et d’autres sont à l’abri par peur de représailles.





« La démocratie s’accommode mal avec le non-respect de la loi… »

Pendant que l’opposition dénonce le gouvernement, ce dernier n’envisage pas tolérer le non-respect de la loi établie. Il répond que les marches avaient été interdites et que les manifestants avaient bravé la loi. « Je voudrais déjà rappeler que la démocratie s’accommode mal avec le non-respect de la loi. La manifestation a été interdite, la loi doit donc s’appliquer », a notifié le ministre Grégoire Owona.

De plus, il juge nécessaire la présence massive des forces de l’ordre lors des manifestations. Car d’après le ministre, après les dégâts, il est difficile de trouver qui va assumer, payer ou réparer les biens. Et la protection des biens tout comme ceux des citoyens est importante.

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